GREF : Projet Bénin

Qui sommes-nous ?

Nous sommes des enseignants de maternelle, du primaire, du secondaire, classique et technique, des éducateurs, des formateurs, aujourd’hui en retraite.

Nous avons quelques points communs concernant l’éducation : Tout savoir et savoir faire acquérir doit s’appuyer sur les intérêts réels de celui qui apprend et de la collectivité dont il fait partie.

Nous avons toujours privilégié, à l’école, la coopération et l’entraide mutuelle par rapport à la compétition. Ce qui nous a conduits à une attitude critique vis-à-vis du système éducatif français et a amené certains d’entre nous à réfléchir collectivement à des solutions innovantes plus conformes à nos aspirations, dans différents groupes pédagogiques tels que : le GFEN (Groupe Français Éducation Nouvelle), ICEM (Institut Coopératif de École Moderne, Mouvement Freinet, GPI (Groupe de Pédagogie Institutionnelle), CEMEA (Centre d’Entrainement aux Méthodes Éducation Active), AFL (Association Française pour la lecture), etc.

Que voulons-nous ?

La situation dramatique de l’École dans le Tiers-monde (souvent, héritage conservé de l’époque coloniale) est un fait constaté de façon unanime par les responsables à tous les niveaux. Les propositions faites pour remédier à cette situation divergent…Personne n’a de solution miracle et nous, pas plus que les autres…

Il s’agit pour nous, avec ceux qui, sur le terrain, sont confrontés à cette situation d’imaginer ensemble des pistes possibles, d’être présents dans leur mise en pratique et d’en assumer ensemble les réussites et les échecs.

Nous tenons clairement à préciser qu’en aucun cas nous ne voulons nous substituer aux enseignants et aux éducateurs eux-mêmes (nous ne prendrons jamais la responsabilité d’une classe par exemple) ni aux Écoles Normales et organismes de formation.

Nous voulons répondre à une demande fortement exprimée par des enseignants et des éducateurs, ne pas être aussi seuls sur le terrain face à l’énormité des tâches, et avoir la possibilité de confronter «  leur vécu avec ses difficultés » à notre expérience pédagogique.

Mais nous partons aussi pour nous enrichir des valeurs et d’expériences inconnues ou oubliées dans notre société. Le groupe, fort de l’expérience acquise là-bas, participera à l’éducation et à la solidarité aux problèmes du Tiers-Monde.

Comment ?

A la demande de différents organismes, ministères, groupes pédagogiques, écoles du Tiers-Monde, le GREF intervient sur les projets de longue durée : il assure ainsi un suivi qui peut être de plusieurs années.

Chaque intervenant, lui, s’engage pour un minimum de deux à trois mois sur le terrain au sein d’une petite équipe pédagogique, ce qui suppose un travail de groupe permanent Seuls les frais de voyage et de transport sont pris en charge par l’association. Pour le reste, les membres du GREF vivent de leur retraite.

Le GREF fait partie du Comité Laïque pour l’Éducation au Développement. Éducateurs Sans Frontières, nous avons préféré être un groupe de retraités enseignants et éducateurs au sein d’un collectif d’associations éducatives, plutôt qu’un groupe d’éducateurs dans une association de retraités.

En effet, l’intervention dans le domaine éducatif suppose une cohérence entre les intervenants, pas toujours nécessaire dans d’autres domaines d’intervention, donc un travail de groupe permanent en relation avec toutes les associations éducatives en activité.

Le projet Bénin

En 1998, un point d’écoute a été créé pour les filles en situation difficile de Porto-Novo et de ses environs, dans le cadre d’une action partenariale entre l’ESGB (Espace Solidarité Globale Bénin) et le GREF les centres d’accueil, d’hébergement, de réinsertion et de formation existants, étant exclusivement ouverts aux garçons

En quatre ans, 250 jeunes filles et 80 enfants ont bénéficié d’une aide, d’une protection et d’une orientation ponctuelles, en accueil de jour.

En 2003, un financement du Rotary-Club de France a permis de mettre en état une maison, appelée " LA PASSERELLE ".

En août 2004, La Passerelle ouvre ses portes et offre à titre expérimental, un accueil, une écoute, une protection, un hébergement et une aide à une réinsertion . 12 à 15 filles âgées de 8 à 19 ans sont adressées au centre par le commissariat central de Porto-Novo (nouveau partenaire de l’action).Les 3 éducatrices travaillent avec la Mairie de Porto-Novo, les services sociaux, les services de santé, le centre nutritionnel, le département de l’enseignement, ainsi que le nouveau réseau-ESD, réseau créé à Cotonou afin de favoriser la concertation des structures d’accueil des enfants de la rue et ceux en situation difficile.

Fin 2004, demande de la mise en place, par les membres du Réseau de Porto-Novo, auprès de la Mairie, de deux baraques sur deux places publiques, lieux stratégiques et indispensables pour la prévention et l’accueil en milieu ouvert, lieux de repérages et d’écoute afin de prévenir les situations de crises , lieux d’orientation vers des lieux protecteurs.

2005, la Passerelle, est le seul lieu d’accueil d’urgence pour les filles à Porto-Novo.

Ce projet est une suite logique au premier projet mis en place en 2004 et qui reste avant tout un lieu d’accueil d’urgence nécessaire dans tous les cas de situation de « crise ».

Dans ce deuxième établissement il s’agira de se donner un peu plus le temps et les moyens, dans un lieu plus sécurisé, de continuer à accueillir, de protéger, d’accompagner, d’éduquer et de tenter une réinsertion adaptée de ces enfants.

Toutes les infos en un clin d'oeil :

http://www.gref.asso.fr

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